Émission spéciale sur les 46ème Rencontres de la photographie à Arles, du 6 juillet au 20 septembre 2015 :

Pour cette édition 2015, les Rencontres de la photographie d’Arles proposent du 6 juillet au 20 septembre de repenser la photographie comme un art qui constamment puise autour de lui, devenant une pratique d’une richesse infinie. Musique, édition, internet, théâtre : autant de pistes que la photographie empreinte pour être tour à tour terrain d’expérimentation, œil, capteur de notre société contemporaine. Toutes ces pratiques sont présentées jouant ensemble au sein des différents lieux de la ville, du centre historique aux bâtiments plus modernes. Cette édition 2015, sous une nouvelle direction et une nouvelle présidence, fait de la photographie un vecteur de décloisonnement des pratiques artistiques, tout ceci au nom de l’amour de l’image visuelle. Avec l’interview de Sam Stourdzé, directeur des Rencontres de la photographie d’Arles.

Exposition Total Records :
La musique est mise à l’honneur dans l’Atelier des forges avec une sélection de disques vinyles qui part leur pochette ont marqué l’histoire de la photographie. C’est en déambulant dans cet espace que l’on perçoit l’importance visuelle du vinyle. Ces trente centimètres de coté semblent offrir une infinité de possibilités pour le photographe découpant, retouchant, collant des éléments entre eux. Avec l’interview d’Antoine de Beaupré et Serge Vincendet, commissaires de l’exposition Total Records.

Exposition Affaires Privées :
Thierry Bouët part en expédition dans le monde du net afin de récolter les objets vendus sur le site internet Le Bon Coin. Objets insolites, objets quotidiens, mais surtout objets d’échanges, c’est cet angle d’attaque qui intéresse tout particulièrement le photographe. Il prend contact avec les différent vendeurs et de cette relation née une collaboration originale. La Grande Halle pare donc ses murs de ces symboles communautaires contemporains qui évoquent un nouveau type de relation entre les hommes. Avec l’interview de Thierry Bouët, photographe.

Exposition MMM :
C’est dans l’Eglise des Frères-Prêcheurs que la musique de Mathieu Chedid se met à résonner avec les images vives en couleur et en esprit de Martin Parr. La bande-son réalisée par Mathieu Chedid nourrit l’oreille du spectateur tandis que les photographies de Martin Parr tantôt agrandies et projetées assouvissent son œil. C’est un doux mélange qui s’opère entre la poésie des mots de Mathieu Chedid et l’humour sans faille des personnages et des situations capturés par Martin Parr.

Exposition Malkovich, Malkovich, MalkovichSandro Miller rend un hommage aux grands photographes qui l’on inspiré tandis que John Malkovich montre ici sa capacité à se donner corps et âme aux divers rôles que le photographe lui donne allant de Che Guevara à Andy Warhol. Les deux artistes et amis se jouent des personnages qui ont fait l’histoire le temps d’un cliché. Une très belle performance à découvrir dans l’Abbaye de Momtmajour. Avec l’interview de Sandro Miller, photographe.

Rétrospective de l’artisteStephen Shore :
Dans l’Espace Van Gogh c’est une relecture de l’histoire de la photographie qui se joue au travers d’une rétrospective consacrée au photographe Américain, Stephen Shore. Il s’agit de montrer à quel point un grand maitre de la photographie peut toujours être étonnant. C’est grâce à la mise en avant de certaines de ces séries oubliées, telle Uncommon Places, que l’on réévalue la photographie contemporaine.

Exposition Impondérable :
L’exposition Impondérable est un essai d’estimation de l’incalculable : les croyances. C’est au travers de cette exposition très personnelle que Tony Oursler présente un ouvrage présentant les archives familiales qu’il a lui-même collectée constituée d’objets matériels et immatériels. Le film en 4D retrace, lui, le fonctionnement conflictuel des croyances. Avec l’interview de Tony Oursler, photographe.

Évènement Cosmos – Arles Books du 6 au 11 juillet :
Durant 6 jours au Magasin électrique, est menée une réflexion sur la pratique de l’édition, de plus en plus mise en avant par les artistes et les photographes. Ces 6 jours permettent de montrer qu’au travers du livre, la photographie peut atteindre l’apogée de son épanouissement, de sa richesse. La question est de savoir si le livre n’est finalement pas malgré ses délimitations, son nombre de pages, son cadrage, un lieu de grande liberté pour la photographie. Avec l’ interview de Olivier Cablat, directeur artistique du Cosmos‐Arles Books.

Et pour sa chronique, Solenne a rencontré Natasha Caruana qui présente un travail réalisé dans le cadre de sa Résidence BMW au musée Nicéphore Niépce et présenté dans la salle Henry-Comte. L’artiste explore la réalité d’une notion pourtant éphémère et abstraite : le coup de foudre. Avec l’interview de Nastasha Caruana, photographe.

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